Le royaume du Nord

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 Le Voyage de Cellendhyl

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Cellendhyl
Garde du corps de la Reine
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Date d'inscription : 29/01/2007

MessageSujet: Le Voyage de Cellendhyl   Mer 14 Mar - 1:11

HRP: désolé pour les fautes et les accents qui n'ont pas ete mis. J'en pouvais plus et je voulais poster Wink. Deuxieme detail: mon personnage sera absent pendant 2 jours hrp (soit 2 mois rp). Bonne lecture.
Cellendhyl attendait a la sortie de la ville, observant l'horizon qui, petit a petit palissait, annonçant l'arrivée du soleil. Finalement, il se montra dans une éclatante et éblouissante parade d'or, de rose et de rouge: une vraie débauche. Un raclement de gorge fit se retourner Cellendhyl.
« -Messire, Ser Lannister m'a ordonne de vous retrouver la pour une mission de la plus haute importance. J'ai rassemble mes affaires, nous pouvons partir. »
Cellendhyl observa l'homme qui venait de se présenter a lui. Bien que le ton de sa voix fut affable et doux, tout chez lui criait que c'était un guerrier aguerri. Le visage taille a la serpe, une légère cicatrice a la joue, des muscles discrets mais bien présents, une silhouette fine et surtout un regard dur, noir, de celui qui en a déja vu beaucoup ... beaucoup trop ?
« -Votre nom ?
-Gwendir de Vivesaigues, messire.
-Nous allons être compagnon de route pendant une assez longue période. Pas de messire avec moi. Tu n'auras qu'a m'appeler par mon nom: Cellendhyl.
-Bien messire Cellendhyl, répondit l'autre, affichant un grand sourire. Puis-je savoir quel genre de mission nous partons accomplir ? Sauver une gueuse, écouler le stock d'une auberge ou occire quelques ennemis du royaume ? Ser Lannister n'a pas été tres loquace.
Un sourire s'afficha sur le visage de Cellendhyl. Ce Gwendir de Vivesaigues semblait être un joyeux drille. Pivotant a moitie, il désigna la hache accroche dans son dos.
-Parfait, messire Cellendhyl ! J'avais peur que la mission se résume a du baby-sitting. »
Les deux hommes montèrent leur montures respective, des chevaux quelconque, afin de ne pas attirer trop l'attention et se dirigèrent doucement vers le sud ouest.

*


La journée se déroula tranquillement. Parlant peu, les deux hommes se laissèrent guider par le chemin, le ciel se revelait sans nuages et le vent leur caressait doucement le visage. Peu a peu, le ciel s'assombrit mais les deux hommes ne s'inquiétait pas. Toute la journée, ils avaient croises des auberges le long de la route et, effectivement, peu avant que la nuit ne soit définitivement tombes, ils aperçurent des lanternes ornant la façade d'une auberge dont l'enseigne représentait un cerf doré. Ils rentrèrent, après avoir donne des ordres au palefrenier et s'accoudèrent au comptoir, une bière a la main, le temps que l'aubergiste leur serve de quoi se restaurer.
C'est ce moment que choisirent deux racailles de la foret pour rentrer dans la taverne. A grand renforts de roulement d'épaules et de crachats, ils se dirigèrent vers le comptoir, après avoir jauge la salle peu emplie d'un regard méprisant. Tout deux avait un visage de voyou tellement quelconque et rayonnant d'intelligence qu'on aurait pu les prendre pour frères. D'ailleurs peut être l'étaient-ils ... Quoi qu'il en soit, les deux hommes commandèrent « d'porc et d'l vinasse p'fair' passer l'tout » avant d'aller s'asseoir a une table et de poser leur bottes crottes dessus. Visiblement impressionnant pour la population locale, personne n'osa dire quoi que ce soit, pas même l'aubergiste. Sa fille s'empressa de les servir, préferant éviter toute embrouille portant sur une commande trop longue a arriver. Seulement, avec ce genre de personne, on a beau tenter d'éviter les ennuis, elle font tout pour les causer. L'un d'eux attrapa le bras de la malheureuse et l'invita gallament a partager leur repas « Hé l'mignonne ! T'mange avec nous, petiote ! C'meme nous qu'on t'offrira le dessert » Sur quoi, ils rirent avec une retenue et une douceur exemplaire qui aurait indigne des porcs sauvages. L'aubergiste, ne sachant que faire, courrait dans tous les sens. Gwendir, qui avait jusque la peu porte attention a la scène regarda tout a coup Cellendhyl, d'un air implorant.
« -Bien, allons y ...
-Merci. »
Tout deux se levèrent, et se dirigèrent vers le lieu des troubles. L'un des gentilshommes lança un tonitruant « Quoi ! Qu'é ce t'a !? » Ce a quoi répondit calmement Gwendir « Rien. J'ai juste envie de te fracasser la tête contre cette table. » Les deux jouvenceaux se levèrent, lâchant momentanément la demoiselle en détresse évoquée plus haut qui en profita pour s'echapper. Décontenancé par la perte d'un jouet, ils le remplacèrent par deux petits couteaux. Ils voulurent, les yeux brillants, jouer avec leurs nouveaux amis et tendirent leur nouveaux joujoux vers eux, quoiqu'un peu brusquement. Gwendir attrapa le poignet de son adversaire, le tordit, lui fit une clef et le mit a genoux brusquement avant de lui exploser le nez sur une table qui passait par la. Cellendhyl, lui, se contenta de rentrer prestement dans la garde de son ennemi tout en évitant le coup, de lui assener un violent coup de poings dans les cotes, ce qui arracha une grimace de douleur a ce dernier, et, pour finir, de le projeter a travers la salle sur une chaise vide. Il revint vers ce dernier, sonne, afin de lui casser le poignet pour lui apprendre a utiliser une lame lors d'une bagarre aux poings. Pour finir, les deux hommes furent jetés dans la boue, a l'extérieur, bien punis d'avoir utilise des jouets qui n'était pas de leur age.
En rentrant, Cell' et Gwendir furent ovationnes tel des héros. Cell' se mit a l'écart et mangea tranquillement pendant que Gwendir se faisait séduire par la fille de l'aubergiste. Ce dernier leur offrait d'ailleurs le repas et la nuit: une bonne chose. Bientôt, Gwendir prévint Cell' qu'il allait se coucher, la jeune serveuse accroche a son bras (qui ne cessait d'ailleurs de l'appeler « mon héros » a tout bout de champs. Comme quoi, faire le bien, ça paye). Ce dernier, après une dernière bière, s'en alla faire de même Il parvint finalement a s'endormir après une bonne heure a entendre « Mon héros ! Mon héros ! Mon herooooos !!! Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!! » ...

*


Mon souvenir ... le plus vieux ...
J'ai 5 ans. Ma mère me serre contre elle ... je me souviens de sa chaleur.

Mon souvenir ... le plus douloureux ...
J'ai 6 ans. La vue d'une femme nue, battant des pieds dans le vide, la bouche grande ouverte, cherchant de l'air. Pendue. Ma mère que j'avais eu du mal a reconnaître derrière les bleus et la peine. Et la voix, dure, de mon « père »:
« -Retiens bien a qui doit aller ta loyauté ou tu finiras comme ta pute de mère »

*


Cellendhyl attrapa sa hache, et se releva, en sueur. Il cherchait sans comprendre d'où venait la voix. Tout a coup, les cinq dernières années lui revinrent en mémoire et il laissa échappée la hache. Difficilement, il ravala sa colère et se leva. Un coup d'eau sur le visage, un pantalon enfile et il sortait a l'air frais. Le soleil était levé depuis une ou deux heures et il entreprit quelques exercices matinaux avec sa hache qu'il avait emmenée avec lui. D'ailleurs, depuis qu'il l'avait, il l'amenait partout avec lui, comme d'aucun l'aurait fait avec leur amante. Ser Gareth avait véritablement forge une oeuvre d'art.
L'homme se mit en position et, après quelques passes basiques, tenta quelques mouvements plus complique ... mais s'entraîner a la hache seul était bien plus dur qu'a l'epée. Très vite, il abandonna et s'apprêtait a repartir lorsqu'il apperçut le jeune palefrenier a qui il avait confie son cheval la veille qui l'observait, les yeux brillant.
« -M'sire s'bat comm'un dieu ! Bientôt j'quitterai c't'auberge pourri, pis j'm'engagerai chez un gran'seigneur. J'deviendrai l'plus grands des guerriers. V'voulez pas m'apprendr'un peu ?
-Imbécile ! La voie du guerrier n'apporte que mort et destruction, sangs et pleurs. Seul les inconscient et les fous l'empruntent ! »
Et ceux qui réclame vengeance.
Le jeune homme regarda, abasourdi, le guerrier avant de se détourner en haussant les épaules Ses aines lui avait bourre le crane d'histoires idiotes ... Tôt ou tard, il mourrait sur un champs de bataille pour un seigneur qui ne connaîtrait même pas son nom, pour une cause qui le dépasserait. Mais il en fallait bien. Il apprendrait a ses dépens que les héros n'existe pas.
Cellendhyl retourna a l'auberge, se lava dans un baquet d'eau apporte par l'aubergiste mal réveillé, pestant contre sa fille. Ensuite, il alla prendre un petit déjeuner solide. Gwendir ne tarda pas, mal rase, mal réveillé.
« -Humpf ... Une vraie tigresse ... bon ... on y va ? Pas faim ... »
Sur cette débauche de mots, les deux hommes sortirent et reprirent la route.

La journée fut calme et sans surprise. Le soir, une nouvelle bagarre, le même dénouement Le lendemain, toutefois, le temps n'était plus aussi propice et ils cheminèrent sous un manteau de nuages. Peu a peu, la route se bordait d'arbres et bientôt, ils ne virent presque plus le ciel. Les arbres était grands, touffus et il faisait sombre. Les deux hommes continuait de chevaucher tranquillement.
Un cri ... un râle d'agonie ...
Sans même se regarder, ils s'élancerent dans la direction des cris et se retrouvèrent face a une bande de brigands attaquant une jeune femme, qui, l'epée a la main, était encercles. Deux brigands gisaient au sol, morts. Quatre caricatures d'hommes lui tournait autour, vêtu de haillons, les yeux hagards et armes d'epée de mauvais fer. Cellendhyl et Gwendir se jetèrent sur eux et, peu de temps après, les brigands furent réduits a un tas de corps sanguinolent.
« - Merci ... mais ... je ... n'avais pas besoin d'aide, commença la femme, essoufflée
-Qui était ce ? demanda Cellendhyl.
-Des brigands ... Cortavar en est infeste .., déclara t'elle avant de cracher au sol »
Cellendhyl regarda la fille des pieds a la tête Des bottes de cuir, un pantalon en peau de daim, son torse était recouvert d'une armure de cuir elle aussi. Son corps était fin et gracieux mais, surtout, plein de force et de vigueur. Si elle ne portait pas un tel accoutrement, Cellendhyl ne l'aurait jamais cru guerrière et encore moins capable d'occire trois hommes aussi aisément Il scruta son visage en fronçant les sourcils, comme il avait l'habitude de faire et, avant qu'il ait eu le temps de se poser la question fatidique « Puis je lui faire confiance ? » fut frappe de stupeur. Des cheveux châtains très clair, presque blonds encadrait un visage gracile aux yeux vert, un nez peut être un peu long et une mâchoire un peu carre mais c'était surtout la franchise que l'on pouvait lire dans ses yeux et son sourire qui impressionna Cellendhyl.
« -Un problème ?
-Euh ... non. »
Cellendhyl détourna le regard, gêné. Combien de temps était-il reste la regarder ? Peu importe, il leur fallait y aller.
« -Bien ... Gwendir, allons-y ...
-Mais ... Ils ont tue mon cheval, vous ne voudriez pas m'emmener a la taverne la plus proche ? J'ai de quoi vous payer ... »
Elle scrutait le visage des deux hommes a la recherche de l'assentiment de l'un d'eux. Finalement, ce fut Gwendir qui le lui donna. Elle sourit et regarda les deux hommes. Cell', gêné, détournait le regard. Elle décida donc de monter derrière lui avec, soi dit en passant, une agilité peu commune. Immédiatement, elle enserra la taille de Cellendhyl et posa la tête contre son dos. D'une voix sensuelle, elle déclara dans un murmure.
« -On est bien installe, ici ... »
Alors qu'il commençait a se sentir a l'étroit dans son pantalon, Cellendhyl fit avancer son cheval. Le reste de la journée, la jeune et jolie fille discuta avec Gwendir mais Cell', qui se sentait mal a l'aise au possible (comme toujours avec les femmes, a vrai dire) ne dit un seul mot. Ils ne rencontrèrent aucune auberge avant le soir. Alors, qu'ils allaient se séparer, Gwendir, maudit soit-il, proposa a l'inconnue de se joindre a leur table. La, ils continuèrent de discuter.
« -Au fait, comment vous appelez vous ?, demanda t'elle en riant, Je n'ai même pas pense a vous interroger la dessus.
-Je me nomme Gwendir et lui, c'est Cellendhyl mais vous pouvez l'appeler Cell'. »
Cellendhyl le foudroya du regard ce qui déclencha a nouveau le rire de l'inconnue.
« -Moi je me nomme Sophia. Je suis aventurière Je me balade dans le monde afin de le découvrir et je me nourris d'expedients divers ... en général, je sers de garde du corps bien qu'il m'arrive aussi d'accepter le rôle d'assassin, je l'avoue.
-Et ça ne vous dérange pas ?, demanda Cellendhyl agressivement. Vous tuez des gens qui ne l'ont sans doute pas mérité.
-Je n'accepte que lorsque la cible est une pourriture, Cell', ne t'inquiète pas ... »
Elle sourira a ce dernier, visiblement peu gêné de la remarque qu'il venait de lui faire. Elle le regardait avec des yeux de biche.
« -Et vous, vous venez pour quoi ?
-Nous allons a Faeris, la capitale de Cortavar, rendre visite a un vieil ami et .... »
Elle n'avait probablement rien écoutée, occupe a caresser la cuisse de Cell ... qui fit un bond des qu'il s'en rendit compte.
« -Je vais me coucher. »
Il monta et se coucha immédiatement, trouble par la chaleur de la main de Sophia. Néanmoins, il réussit a s'endormir rapidement.

*


Mon souvenir ... le plus injuste ...
J'ai 10 ans et je l'entends, mon « père », qui parle ...
« -J'ai renvoyé ton percepteur suite a l'incident d'hier. »
Un croassement de mauvais augure.
« -Les serviteurs sont la pour servir ! Est-ce-clair ?! »
La douleur d'une baffe.
« -Désormais, si je te vois parler avec un serviteur, il sera exécuté sur le champ ! »

*


Comme toujours, Cellendhyl se réveilla en sueur, une arme a la main. Jamais il ne se sentait en sécurité au réveil. Un vieux souvenir, ça aussi ...
Il se débarbouilla rapidement puis, sortit, la hache a la main: un guerrier doit s'efforcer de s'entraîner tout les jours. L'air frais du matin le fit agréablement frissonner. Les senteurs de la foret lui montait au nez et faisait ressurgir d'anciens souvenirs ... Il se dirigea naturellement vers un clairière dégagé et s'arrêta, surpris. La, en face de lui, c'était Sophia qui s'entraînait, vêtue d'une tunique simple mais proche du corps, comme pour ne pas gêner ses mouvements. Cette simple image aurait suffit a troubler le jeune homme mais ce fut le guerrier qui fut encore plus trouble. Il avait déja entendu parler de l'art des « danseurs » mais ne l'avait jamais vu en action. Il était, pour sa part, un berserker ... ce genre de guerrier qui, dans le feu du combat font peu cas de leur blessures et se jettent avec une fureur immodérée dans la bataille, hache a la main. Ce qu'il avait devant lui, était un ballet incroyable de feinte, de volte face, de coup d'estoc et tout ceci avec une fluidité et une rapidité impressionnante. Sophia maniait une epée très fine, faite pour embrocher l'ennemi mais qui pouvait assurément l'entailler si besoin était Cellendhyl se traita de tout les noms: tout cela, il aurait du le remarquer lors de l'attaque d'hier mais il avait été trop absorbe par son propre ennemi pour la regarder, elle. Sophia remarqua tout a coup le spectateur et lui sourit.
« -Bonjour Cell' ! Jolie matinée pour s'entraîner
Ce dernier, trouble, ne put répondre que par un hochement de tête maladroit.
-Vous entraînerez vous avec moi ?
-Eh bien ...
Il hésitait ... A vrai dire, il avait peur de la blesser ... C'était une jolie jeune femme, et lui une brute taciturne. Mais en même temps, elle semblait aussi être une guerrière accomplie et c'était là le quotidien des guerriers que de se blesser. De plus ...
-Je ne vous blesserai pas grièvement, promit-elle tout a coup en riant devant l'hésitation de Cell'.
-Alors, soit. »
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Cellendhyl
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Mer 14 Mar - 1:11

Il se mit en place, s'étira, donna quelques coups de hache dans le vide et, finalement, se plaça face a elle. Sans hésiter, elle se fendit dans sa direction en visant son épaule. Cell', surpris, recula vivement et faillit trébucher mais réussit a se rétablir juste a temps pour parer avec le manche de sa Belle du Chaos. S'ensuivit une grêle de coups, tous plus précis les uns que les autres. Sophia riait, visiblement heureuse de mener la danse et de mettre Cell' en difficulté. Ce dernier passait son temps a parer du mieux qu'il pouvait et a reculer ou s'écarter ... Pour une fois, ce sont ses méninges qu'il allait devoir utiliser ... Son ennemi était rapide et précis, passait son temps a se fendre, ce qui, avec sa hache était difficile a parer, l'obligeant a éviter du mieux qu'il pouvait. Cependant, un guerrier ne pouvait avoir que des qualités. Chaque style avait un défaut et son défaut a elle, c'était ...
Cellendhyl vit la lame se diriger vers son avant bras. Sans hésiter, il avança vers Sophia, qui, une fois de plus, se fendait vers lui. Sa lame laboura son bras, mais lui, il était dans la garde de son adversaire. Il put lire avec satisfaction l'étonnement sur le visage de Sophia et l'envoya valser d'un coup d'épaule. La danseuse, déstabilisée par l'attaque, tomba au sol, a la merci de la hache de Cell'.
« -Le défaut des danseurs, c'est la force. »
Cellendhyl regarda distraitement la blessure a son bras. Heureusement qu'Ellenthiel lui avait fait envoyée un sac comprenant un véritable fatras de potion et d'onguents divers et varies. Finalement, il n'en avait pris que trois ... une potion pour les blessure grave, une autre pour les maladies et un onguent pour les blessures légéres. Tout a l'heure, il lui faudrait mettre de l'onguent et un léger bandage.
Sophia, elle, le regardait, les yeux écarquillés. Son regard passait de la blessure au bras du jeune homme qui venait de la jeter a terre a son visage radieux. Elle pensait qu'elle avait affaire a un idiot qui se croyait tout puissant avec sa grosse hache. Elle pensait qu'elle lui apprendrait l'humilité comme a de nombreux d'autres. Elle était franchement surprise que la brute qu'elle se figurait avoir en face de lui ait réfléchi et qu'il connaisse le nom de son style de combat. Voilà quelqu'un qui la méritait. Ca n'était plus une simple attirance physique qu'elle éprouvait pour lui mais ... il y avait autre chose. Un sourire illumina son visage ...

*


Gwendir arriva dans la salle commune, comme a son habitude, mal réveillé et mal rase. Il s'étonna de ne pas y trouver Cellendhyl ... Bah, il devait s'entraîner ... Il commanda un peu de fromage et de bacon et déjeuna tranquillement en attendant son compagnon de route ... qui ne vint pas. Inquiet, Gwendir alla chercher son epée et sortit a la recherche de ce dernier quand ... il l'entendit rire. Ce rire lui donnait l'impression qu'un nain était en train de forger a l'intérieur de son crane. Peut être aurait il du éviter de boire autant la veille. Quoi qu'il en soit, entendre rire Cell', c'était inquiétant. Était il en train de se faire torturer ? Malgré l'urgence de la situation, Gwendir se dirigea en titubant doucement vers le lieu d'où provenait le bruit incongru. Cellendhyl était la, a exécuter quelques passes que Sophia examinait avant de faire divers commentaires. Cellendhyl était loquace. Lui avait-on lavé le cerveau a l'aide d'un mange-esprit ? Il regarda le crane de l'évidente victime mais n'y vit aucune trace d'un tas de chair visqueuse. Peut être était ce un metamorphe ayant pris l'apparence de Cell'. Furieux qu'on usurpe l'identité de son compagnon, Gwendir se lança, l'epée a la main, hurlant « Jamais vous m'aurez, bande de sale metamorphe ! ». Il trébucha et s'étala de tout son long sous les rires conjoints de Cellendhyl et Sophia.
« -Bon, Gwendir, va te laver, nous avons du chemin a faire tout les trois ..., lança Cell'
-Tout les trois ?
-Sophia nous accompagne. »

*


Les cinq jours suivant, ils ne rencontrèrent qu'une seule auberge, et encore ... celle-ci ressemblait plutôt a une porcherie. Ils ne s'y arréterent donc pas et dormirent a la belle étoile. Tout les jours, Sophia dévorait du regard le guerrier qui avait osé lui résister ... mais lui avait-il vraiment resiste ? Il y avait en lui quelque chose d'étrange, une distance avec les femmes ... avait-il été trahi par l'une d'elles ? Aimait-il les hommes ? Quoi que ce soit, elle brûlait de le découvrir. Et de le conquérir. Jamais homme ne l'avait battu en combat singulier et jamais homme ne lui avait paru plus désirable. Finalement, le soir de la cinquième journée, alors qu'ils étaient en vue de la montagne sous laquelle évoluait Faeris, elle décida de tenter le tout pour le tout. Elle revêtit sa tenue la plus proche du corps et jeta des regards lascifs a Cell' toute la soirée. Cette fois, plutôt que d'avoir l'air gêné, il avait l'air ... interloque. Gwendir ne tarda pas a remarque leur petit manège et, un sourire aux lèvres déclara qu'il allait prendre le premier tour de garde et qu'ils pouvaient aller coucher ... pardon ! se coucher ... Ils s'éloignerent et commencèrent a discuter a voix basse ...
« -Alors, mon beau guerrier, qu'est ce qui ne va pas ?
-Moi ? Rien ...
-... Bon, je vais être franche ... je te désire et je sais que pour toi, c'est pareil. Alors ? Pourquoi est ce que tu es aussi distant ?
Cell' commença a bafouiller.
-Ben ... euh ... en fait ... *raclement de gorge* ça ne m'est jamais arrive ce genre de situation ...
-Quoi ? Qu'une femme te désire ou que ... oh mon dieu ... tu n'es pas puceau quand même ?!
Le regard foudroyant du jouvenceau fit exploser de rire Sophia.
-Dire que je pensais que tu préferais les hommes ! Mais tu as quel age, dis moi ?! Un grand homme vigoureux comme toi, toujours vierge ...
-J'ai eu 20 ans ils y a 6 mois ...
Elle le regarda avec de grands yeux ...
-Je pensais que tu en avais 10 de plus ... Oh et puis tant mieux ! J'adore être la première ... »
Sophia rapprocha ses lèvres. Durant une demi-seconde, Cell' pensa a Ellenthiel. Il pensa a son baiser avec "Ser" Earendur ... Plus tard, elle l'avait revu et avait dit qu'il était jaloux ... Lui ? Jaloux d'Earendur ? Tss, jamais de la vie !!!
Il s'approcha a son tour de Sophia ... Il y eut un bruit vague, mat, mais, devant l'urgence de la situation, Cell' n'y fit pas attention. Cependant, au moment même où leur lèvres se touchèrent, il sentit une vive douleur au crane et sombra ...

*


Mon souvenir ... le plus triomphant ...
J'ai 15 ans ...
« -Voyons si ton maître d'arme fait correctement son travail ... »
5 minutes plus tard, l'homme était au sol, ma hache menaçant de le fendre en dos. Je tremblais d'indécision ... le tuer ... ou pas ? Je ne m'était pas encore décidé qu'un garde m'attrapait et me maîtrisait. Je vis le regard de mon « géniteur » muer de la peur au soulagement, puis a la colère.

Mon souvenir ... du jour de ma mort ...
Le lendemain de ma victoire, trois gardes m'avait attrape dans mon lit, durant mon sommeil et m'avait ligote. Je reconnus celui qui m'avait arrêté la veille. Ils m'emmenèrent dans la foret proche.
« -L'seigneur Leprin ns'a ord'nne de t'tuer, dit l'un en ricanant.
-Et si on s'amusait d'bords, suggéra l'autre. »
Les deux éclaterent de rire excepte celui que j'avais reconnu qui restait taciturne. Finalement, ils m'ordonnèrent de m'arrêter. Celui de la veille prit la parole.
« -On ne le tue pas. »
Les deux autres le scrutèrent interloques.
« -On n'l'a ordonne et t'pas en p'sition d'donner des ordr'.
-Faudra t'il que je vous tue ?
-C'fait longtemps qu'j'ai envie de t'faire la peau, m'gars. A deux contre un, c'va être facile ! »
Tous degainérent. Je me jetai sur le plus proche et le faisait tomber au sol. Mon allié s'occupa de l'autre et le tua avant d'achever celui que j'avais tente tant bien que mal de maintenir au sol pendant le combat.
« -Tes ennemis te croient mort désormais. Profites en. »
Le mystérieux garde se fit quelques entailles, sans doute dans l'espoir de rendre l'histoire qu'il allait raconter en revenant plus crédible. Puis, il fit demi-tour. Je restais le regarder s'éloigner avant de reprendre mes esprits et de m'enfuir.

*


Le réveil fut plus qu'inconfortable ... Allonges sur la pierre et une vive douleur au crane ... Cell' se redressa doucement et tenta de percer l'obscurité presque total. De la lumière diffuse provenait de sous une porte, ferme bien sur. Gwendir semblait dormir encore mais Sophia était assise par terre, se massant le crane ...
« -Ohhhh ... qu'est ce qu'il s'est passe ?
-Aucune idée ... mais ça ne me dit rien qui vaille ... »
Cell' s'approcha de Gwendir et le secoua.
« -Réveille toi, la sentinelle ... »
Gwendir gémit avant d'ouvrir doucement les yeux ...
« -Désolé ... J'ai rien vu venir ... »
Soudain, des bruits de pas et trois voix distinctes ...
« -On les a chopés sur la route de Faeris ... Vu leur accoutrement, ce sont des guerriers ... Peut être les mercenaires dont parle les rumeurs ...
-Leprin est vraiment un enfoirée ... allez jusqu'à engager des mercenaires alors que tout le monde crèvent de faim ...
Ce fut une voix calme et dur qui répondit ... une voix que Cell' avait déja entendu ... qu'il connaissait ...
-Leprin est a bout ... seuls une cinquantaine de gars sont restes a son service ... Pas assez pour contenir une éventuelle révolte. Pour lui, c'est une question de survie d'engager des mercenaires. C'est pourquoi nous devons frapper dans les prochains jours. »
L'homme qui venait de parler semblait s'être arrêté devant leur cachot. Une ouverture glissa, laissant un peu plus de lumière entrer. Un paire d'yeux scrutait, la semi obscurité, a la recherche des prisonniers. Cell' se leva, se rappelant enfin d'où venait la voix ... Les deux hommes se regardèrent tout a coup dans les yeux ...
« -Toi ... Ainsi, tu es revenu ...
-Oui, je suis revenu ... »
L'inconnu s'avérait être l'homme qui avait sauve Cellendhyl 5 ans plus tôt ... le garde qui l'avait laisse s'enfuir ...
« -Laissez les sortir.
-Mais ...
-Laissez les sortir !
-Bien ... »
La porte s'ouvrit et Cellendhyl s'approcha de l'homme afin de scruter son visage.
« -Je t'avais dit de ne pas revenir ... Pourquoi es tu la ?
-J'ai grandi ... et je suis venu venger ma mère et sauver mon peuple. »
L'autre hocha la tête, l'air méfiant.
« -Affectez leur a chacun une des cabanes vides. Donnez leur de quoi se laver et a manger ... Quand a toi, Cellendhyl, tu viendras manger avec moi ... j'ai besoin de te parler.
-Pourrais-je au moins connaître le nom de l'homme a qui je dois la vie ?
-Je me nomme Eremis. »
L'homme se détourna et s'éloigna.
On les conduisit a l'extérieur de leur cachot qui s'avérait être taille dans une grotte et on leur rendit leurs affaires. Les hommes et les femmes qui vivait ici, en plein milieu de la foret, semblait être des rebelles, était vêtus de haillons et se nourrissait du maigre gibier qu'ils arrivaient a attraper. Quelques un semblait un peu mieux vêtus et possédait des armes. Probablement membres de « l'armée ». Finalement, Cellendhyl eut droit a une cabane vide ... on lui indiqua ou aller chercher de l'eau pour se débarbouiller. Après s'être lave sommairement la figure, il demanda ou il pourrait trouver Eremis et le rejoignit.
« -Alors ... tu l'a vu, ton peuple ? J'espère qu'il te plaît. Des bouseux ... Tu t'attendais a mieux, non ? Franchement, tu ferais mieux de rentrer chez toi ... Tu n'a aucune raison de t'occuper d'eux ...
-Ils pourraient être des rats que je n'en aurais pas moins une responsabilité envers eux ... Et je n'aime pas le ton que tu adopte, vieillard.
-Vieillard ? Je te parle comme je le veux, gamin. Tes gens sont des bouffons ... Tu devrais les laisser crever et retourner labourer ta gueuse. Compris ? »
Cellendhyl voyait rouge. Sans même s'en rendre compte, son poing partit vers les gencives d'Eremis et l'envoya au sol.
« -Je te le répéte, vieillard, n'insulte pas mon peuple et ne m'insulte pas. Tu m'as l'air d'être leur chef, je me trompe ? Comment peux tu les traiter ainsi? Ils t'accordent leur confiance, tu détiens leur vie entre tes mains ...
Contre toute attente, Eremis se mit a rire.
-Bien ... j'ai vu ce que je voulais ... Tu ressembles effectivement a ton grand père et tu te soucie de ton peuple.
-C'était ... un test ?
-En effet.
-... Vous connaissiez mon grand père ?
-Bien sur ... c'était mon père.
Cellendhyl tressaillit ... Eremis était son oncle ?!
-Vous êtes le frère de ma mère ?!
-Son demi frere ... un batard. Ta mère ne m'en a pourtant jamais tenu rigueur. Contrairement a ton grand père qui voyait en moi le reflet de ses fautes. Il a toujours était froid et dur avec moi. Il n'en était pas moins quelqu'un de juste. Tu lui ressemble. Bien, suis moi ... »
Cellendhyl se mit en marche mais ne put s'empêcher de poser une question a Eremis.
« -Ainsi, vous étiez le frère de ma mère ... Que s'est-il passe après que je sois parti ? Comment se fait'il que vous soyez devenu rebelle alors que vous étiez gardes?
-C'est une assez longue histoire ... Après que tu te sois échappé, je suis retourne voir Leprin. Je lui ai dit que nous avions été attaqué par un groupe de brigands et qu'ils t'avaient probablement tues, apres qu'ils t'aient emportes avec eux. Il était fou de rage. J'eus la chance qu'il ne mit pas ma parole en doute a ce moment la. Sinon, il aurait pu me torturer des jours durant.
Eremis frissonna, comme s'il se rappelait d'un souvenir désagréable.
-Quoi qu'il en soit, Leprin ordonna a tous ses gardes de patrouiller sans relâche jusqu'à ce qu'ils capturent les brigands ou qu'ils trouvent ton corps. Bien sur, personne ne trouva rien ni personne. Leprin commençait a être suspicieux et, un soir, après avoir beaucoup bu, commença a dire que je complotait et voulait le tuer. Bien sur, personne ne le prit vraiment au sérieux a cause de son état, mais je savais que s'il avait dit ça ivre, c'est qu'il n'était pas loin de le penser sobre. Le lendemain, j'essayai de parler a tout les gardes les moins fidèles et j'arrivais a les convaincre de s'enfuir dans la foret avec moi. Le soir vint, et j'allais dans la Grand'Salle afin de créer une diversion. J'y mit le feu. Pendant que les gardes qui ne faisait pas partie de la conspiration tentait d'éteindre le feu, nous pillâmes la salle du trésor afin de sauvegarder le plus de l'histoire des Cortavar. Leprin n'aurait eu aucun scrupule a tout vendre ... Finalement, nous arrivâmes a nous enfuir. Pour atterrir ici. Quand a l'incendie, il ravagea la majeure partie du château. Seul le donjon est encore habite désormais. Leprin ne voit pas l'utilité de restaurer le reste ... Jusqu'ici, il ne nous a pas trouve. Principalement parce qu'il manque d'hommes motives. Néanmoins, des rumeurs cours comme quoi il aurait engage des mercenaires. On dit aussi qu'il a engage un chevalier errant. Un homme grand et aussi cruel que lui. Les rares familles qui sont restes a Faenris n'osent plus laisser sortir leur fille ... Enfin, vous voyez de quel genre de personnes il s'agit.
Cellendhyl hocha sombrement la tête. Il lui faudrait régler ce problème aussi ...
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Mer 14 Mar - 1:14

-Et les autres ? Il n'y a pas que des gardes ici.
-Eh bien ... très vite, devant la politique déplorable de Leprin et l'obsession qu'il te porte, ce fut la famine. Les gens de Faeris sont partis vers la campagne. Mais Leprin, qui ne l'entendait pas de cette oreille ordonna de fermer les portes. Certains réussirent toutefois a soudoyer quelques gardes et se retrouvèrent ici ... »
Eremis conduisit finalement Cell' a une autre salle taille dans une grotte. Ils s'enfoncèrent a l'intérieur de la montagne et ne tardèrent pas a entrer dans une salle où reposait une armure de plaque et quelques affaires de valeur. Cell' s'approcha de l'armure et la scruta sans oser la touche. Elle était verte, grave d'un paysage de foret et de montagne ... Une véritable oeuvre d'art.
« -Vois cette armure ... c'était celle de ton grand père. Tu va la porter. Aujourd'hui, nous partons en guerre ... sous ton commandement. C'est tout du moins ce que je te demande. Nous sommes peu nombreux et mal entraînés. Heureusement, les hommes de Leprin, ton père, sont eux aussi peu nombreux et démotivés. Tout ce dont nous avons besoin, c'est d'un chef pour les mener a la bataille. Et je pense que je peux te faire confiance pour ça.
-Et toi ?
-Eh bien ... comme tu l'as dit, je suis vieux. De plus, ton peuple sera plus a même de combattre pour toi que pour moi.
-Jamais il ne croiront que je suis celui que je prétends.
-Tu te trompe. Le peuple se rappelle le gamin que tu étais. L'histoire des serviteurs et de nombreuses autres choses. Il regrette ta « disparition ». J'ai d'ailleurs utilise cela a mon avantage: j'ai diffuse des rumeurs concernant ton retour, histoire de semer la confusion. J'était loin de penser qu'elles étaient vrai. Quoi qu'il en soit, ton peuple est prêt a t'accueillir.
Cellendhyl se retourna vivement.
-Alors ... Oncle ... je ferai honneur a mon grand père et la porterai pour aller au combat. »
Cellendhyl l'enfila et attrapa sa Belle du Chaos. Ensuite, il sortit, accompagne d'Eremis et resta la, devant la grotte a regarder le misérable camp. Peu a peu, les rebelles remarquèrent l'homme qui portait l'armure de Cortavar. Ils s'approchèrent de Cellendhyl en murmurant son nom. Lorsqu'enfin ils furent assez nombreux autour de lui, ce dernier parla.
« -Peuple de Cortavar, je suis Cellendhyl de Cortavar, fils de Dame Ilthia. Je me présente a vous aujourd'hui en tant que votre Lord. Leprin, cet usurpateur n'a que trop règne. Il a pendue ma mère, ... Il vous a persécuté vous, mon peuple ... Il a tente de m'assassiner ... Demain, nous allons prendre notre revanche. Demain, vous serez libres ! »
Cellendhyl leva sa hache au-dessus de sa tête, hurlant « Cortavar ! » ... Un cri auquel répondit tout ceux présents. Maintenant, il ne lui fallait plus qu'un plan.

Il s'en fut dans la grotte vers la salle ou se trouvait l'armure. Il demanda a Eremis d'aller chercher Gwendir et Sophia. Ils arrivèrent plusieurs minutes plus tard.
« -Alors, Lord Cortavar ? Doit on s'agenouiller devant vous ? lança Sophia en plaisantant.
-Je suis désolé, je vous dois quelques explications. La veille de mon départ, j'ai décidé de venir ici, récupérer ce qui m'appartient, mais surtout, sauver le peuple de ce porc de Leprin. Et accessoirement, de venger ma mère qu'il a pendu sous mes yeux a l'age de six ans.
Sophia tressaillit et me regarda avec tristesse, visiblement choque.
-Quoi qu'il en soit, toi, Gwendir, je t'en aurais parle plus tôt, mais je ne voulais pas le faire devant Sophia ... donc j'aurais probablement attendu d'être a Faeris. Tu sais maintenant pourquoi tu m'accompagne. Quand a toi, Sophia, tu n'a rien a voir avec ça. Tu peux partir ...
-Lord Cortavar, je vous propose mes services ... pour une somme modique, mon epée sera votre.
Cellendhyl sourit.
-Bien tu es engagée. Maintenant, il nous faut un plan. Eremis ? Une idée ?
-Et bien ... le mieux serait sûrement d'aller ouvrir les grilles et de détruire le mécanisme de fermeture. Nous pouvons rassembler environ 75 « guerriers » d'ici demain. Mais ce sont des hommes peu entraînés, des bûcherons pour la plupart, qui n'auront aucune armure et pour seul arme, leurs haches. Cependant ... les hommes de Leprin sont pour la plupart démotivés et je pense que, devant notre nombre et en vous voyant arriver, portant l'armure de votre grand-père, beaucoup se rendront.
-Bien ...
-Je me porte volontaire pour la porte, lança Gwendir.
-Je te fais confiance. Tu partiras au petit matin ... nous arriverons vers midi. Tu pense que tu y arrivera ?
-Sans problème.
-Et vous, Eremis ? C'est jouable ?
-Ca devrait l'être.
-Bien, alors que tout le monde se repose. La journée de demain sera rude. »
Chacun s'éloigna doucement, sauf Sophia qui restait la, scrutant Cellendhyl qui en faisait de même. D'un pas rapide, elle s'approcha de lui a l'instant même ou la pièce se fut vidé.
« -Reprenons la ou nous en étions ...
Elle l'embrassa en le serrant contre lui ...
-Un avant goût. Si tu gagnes, tu auras bien plus. »
Elle s'éloigna en souriant, son parfum qui flottait encore dans la pièce donnait le tournis a Cell' qui ne savait plus ou il en était. Une semaine plus tôt, il était général de l'armée du royaume du nord. Aujourd'hui, il était Lord Cortavar et la plus belle femme qu'il ait jamais vu lui tournait autour. Il se rappelait de la nuit où il était alle demande conseils a Ser Methusaleah Lannister, le regent. Au final, il ne l'avait pas conseille mais lui avait doucement fait prendre conscience que reconquérir ses terres et tuer Leprin était ce qu'il désirait le plus. En même temps, si Ser Lannister lui avait déconseillé de venir, c'aurait été etonnant: la perspective du rattachement de Cortavar etait plus qu'allechante. Si jamais il réussissait, Ser Lannister aurait sa confiance. Il décida d'aller parler a son peuple. Il sortit et marcha le long des maisons, parla avec les guerriers, les encourageant, rassurant les mères et les soeurs ... Il se sentait incroyablement bien, il se sentait vraiment utile. C'était son peuple qu'il protégeait.
Finalement, lorsque le soir tomba, il décida d'aller se coucher ...

*


Il se réveilla doucement, alors que la lumière éclairait son visage. Lentement, il se releva et se frotta les yeux. Aujourd'hui, il n'avais pas fait de cauchemar. Il exécuta son rituel matinal, trouva un compagnon d'entraînement (il était plus facile d'en trouver lorsque la plupart des hommes était des bûcherons) pour exécuter l'entraînement, apprenant quelques bottes aux hommes qui s'était rassembles pour observer. Puis, il se mit en quête de Gwendir. Il le trouva en train de mastiquer un bout de lapin grille.
« -Pas fameux ...
-Je veux bien te croire. En ce qui concerne ta mission. A midi, nous arriverons a la lisière de la foret, a attendre un signal de ta part. Des que tu auras réussi, agite un de tes bras, et nous nous engouffrerons dans Faeris.
-Pas de problème. Bon, j'y vais.
-Bonne chance. »
Il était environ 10h lorsque l'armée se mit en marche. Au bout d'une heure et demi, ils atteignirent la lisière de la foret. S'ensuivait un espace d'une bonne centaine de mètres avant d'arriver au rempart de la ville. Cette dernière était ... pitoyable. Les murailles n'avait pas été entretenu et, déja qu'il ne mesurait qu'a peine 10 mètres de haut, des parties du mur s'était détachés, offrant des prises de choix. Quand a la ville elle-même, qu'on appelait jadis la blanche cité, il n'en restait qu'un amas de maisons pour la moitie déserte et qui avait plus une teinte grise qu'autre chose. Pas de muraille intérieure, la ville était en fait, plus petite que dans ses souvenirs. Des qu'il serait rentres dans la ville, il ne leur faudrait que quelques minutes pour arriver au pied du Donjon ou Leprin se terrait. Il n'y a pas si longtemps, la route qui menait a la porte était pleine de chariot et débordait d'activité mais plus aujourd'hui. Quelques gardes surveillait les alentours en patrouillant sur les remparts et les grilles de la porte imposantes surmontées par un large corps de garde était fermées. Le jeune Lord se promit de faire rénover la cite. Il faudrait l'agrandir, détruire les maisons les plus près du château afin de construire une muraille intérieure et rénover le château qui semblait près de s'écrouler. Mais il réfléchirait plus calmement a tout ça une autre fois.
Cellendhyl ordonna a son armée de s'arrêter et de rester discret, afin de ne pas se faire remarquer. Ils attendirent. Au bout d'une heure, Cell' traitait Gwendir de tout les noms, au bout de deux, ne parlait déja plus et trois heures plus tard, convoqua Eremis et Sophia.
« -Il lui est arrive quelque chose. Des que la nuit sera tombée, je grimperais le long des remparts et j'irais ouvrir les portes. A vous d'engager l'armée a ce moment la.
Eremis réagit immédiatement.
-Impossible. Si vous tombiez ? Vous nous priveriez de chef. Je suis absolument contre. Si vous le voulez, j'irais chercher des volontaires mais ...
-Hors de question. Il est des choses qu'un chef doit faire pour récolter l'estime de ses hommes. Et cette mission est la mienne.
-Alors laisse moi t'accompagner, lança Sophia. Je suis ton garde du corps après tout.
-Humpf ... soit.
-Alors, il en sera ainsi, déclara Eremis. »
La nuit tomba lentement. Eremis était venu leur annoncer deux nouvelles.
« -La bonne, c'est que 25 autres guerriers nous ont rejoints ... nous sommes donc un peu plus de 100. La mauvaise, c'est que ce soir, la lune est pleine et le ciel sans nuage. »
Cellendhyl haussa les épaules en déclarant qu'il ne servait a rien de se morfondre pour ça, puis, attacha sa hache dans le dos et la potion pour les blessures graves d'Ellenthiel a sa ceinture. Ca pouvait toujours être utile, surtout si Gwendir s'était fait capture. Sophia et le jeune Lord revêtirent des capes noires, histoire d'être un minimum discret et se dirigèrent vers les remparts, plies en deux, se déplaçant aussi vite que possible. Par chance, ils arrivèrent jusqu'au muraille sans s'être fait repérer. L'ascension qui s'ensuivit dura de longues minutes. Ce fut Sophia, plus preste et legére qui arriva la première au sommet. Cell' entendit un léger cliquetis et un râle étouffé avant d'appercevoir un corps qui tombait du haut du rempart, pres de l'endroit ou Sophia était montee. Aucune alerte ne fut donne, donc Cell' en déduisit que c'était bien un garde qui venait de tomber. Il se dépêcha de monter.
A leur droite, se dressait le corps de garde. Il se mirent a se déplacer le plus vite possible dans sa direction, tout en essayant de rester un minimum discret. Juste au moment d''entrer, un garde a la mine patibulaire apparut. Il n'eut même pas le temps de crier que déja la lame fine de Sophia entrait dans sa gorge, ressortait de l'autre cote. Ils prirent tout de même la peine de jeter le corps par dessus les murailles avant d'entrer. La salle était déserte et vide a l'exception de mécanisme des portes. Rassemblant leurs forces, ils s'apprêtaient a ouvrir les portes lorsqu'un autre garde fit irruption. Encore une fois, il fut tue avant d'avoir pu dire quoi que ce soit. Cette fois, cependant, ils ne jetèrent pas le corps et ramassèrent son epée. Ils ouvrirent ensuite les portes aussi vite que possible avant de coincer le mécanisme avec l'epée qu'ils venaient de ramasser. L'ouverture des portes a une heure aussi tardive étant relativement peu discret, des cris retentirent qui, très vite, se transformèrent en alerte.
Cellendhyl sortit sur les remparts et regarda la foret. Il leva sa hache bien au dessus de sa tête et hurla « Cortavar !!! » Un cri qui fut repris par de nombreuses personnes et les cris de guerre se mirent a fuser a mesure qu'arrivaient son armée, désireuse de s'engouffrer par la porte. Cell' rejoignit ensuite Sophia qui était reste dans le corps de garde, souriante.
« -On descends ?
-Après vous, ma chére ... »
Sophia répondit par un semblant de révérence.
Il s'élancérent tout les deux en direction du Donjon et y arrivèrent alors que les soldats était déja en train de se battre. Dans la cour, nombre de combats se déroulait et les cris des mourants le disputait fort au fracas des armes.
Cellendhyl avisa une charrette et monta dessus.
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Mer 14 Mar - 1:15

« -Gardes au service du meurtrier Leprin, mon nom est Cellendhyl de Cortavar. Rendez vous et vous aurez la vie sauve ! »
Certains obéirent, mais la plupart continuait de se battre. Ainsi, il faudrait régler ça dans le sang. Alors soit.
Il se jeta dans la melée. Des instants suivants, Cell' ne garda que quelques souvenirs confus. Du sang. De la violence. Encore du sang ... Mais au bout de plusieurs minutes, ce fut finit. Plus rapidement qu'il ne l'aurait cru. Il regarda autour de lui ... Ses hommes et les gardes s'était éecartes et le regardait fixement. Il baissa le regard et vit qu'il était couvert de sang. On eut dit un véritable démon. Ses yeux vairons lançait des éclairs furieux, ses cheveux hirsutes lui donnant encore moins l'air sympathique, de même que les nombreuses éclaboussures de sang. Eremis, dont une des arcades saignait s'approcha de Cell' et s'agenouilla devant lui. Très vite, il fut imite par toutes les personnes qui se trouvait dans la cour. Restait encore a conquérir le donjon ... Deux hommes sortirent d'un bâtiment, non loin de la, portant Gwendir, visiblement en très mauvais état. Ils l'amenèrent devant lui et le posèrent au sol.
« -Désolé ... me suis fait avoir ... *toux* ... mais j'ai rien dit ... »
Cellendhyl souria et détacha la fiole qui était a sa ceinture. Il la fit boire a Gwendir, qui, une minute plus tard, n'avait plus aucune séquelle de son interrogatoire ... muscle.
Un sifflement se fit entendre et Sophia se jeta brusquement dans les bras de Cell'. C'était une étreinte comme jamais il n'en avait connu. Il sourit, sentant le bonheur qui l'envahissait ... mais son sourire disparut et le bonheur se transforma en haine lorsqu'il entendit les paroles de Sophia.
« -Cellendhyl ... trouve toi une jolie et gentille fille ... *du sang coulait de sa bouche* ... J'aurais ... J'aurais aime être cette fille mais ... on m'appelle ailleurs... »
Cell' eut juste le temps de lire « Je t'aime » sur les lèvres de Sophia qui n'avait même plus la force de parler. Elle lâcha un dernier soupir avant de s'affaisser complètement. Un carreau ressortait de son dos. Il l'allongea sur le cote aussi délicatement que possible avant de regarder d'où provenait le trait qui lui avait ravi Sophia.
Leprin était la, maniant son arbalète, pestant contre cette « salope sans cervelle ».
Cellendhyl bouillonnait de rage. Il allait payer ... Oui, il allait mourir de la pire des façons ... Il prendrait plaisir a le torturer des jours entiers. Il se dirigea vers les escaliers du donjon et le monta quatre a quatre. Un garde tenta de lui barrer le chemin mais Cell' lui assena un rapide et puissant coup de hache qui lui coupa le mollet. Évidemment, le garde ne pouvant maintenir son équilibre, il tomba et roula dans les escaliers tout en hurlant de douleur. Cellendhyl, a peine ralenti, arriva vite dans la dernière salle du donjon. La, se tenait un chevalier au visage barre de cicatrices.
« -C'est toi le violeur qui se prétend chevalier ? attaqua poliment Cell'.
-Va te faire foutre, enfoiré.
-Si tu me laisse passer, je te promets une mort propre et sans douleur
-S'tu veux Leprin, va falloir me buter d'abords. »
Toute parole étant inutile, les deux hommes se mirent en position. Le chevalier se battait avec une epée bâtarde qu'il maniait a deux mains. Le genre d'homme contre qui Cellendhyl avait l'habitude de se battre. Cell' ne put se retenir de penser que c'était un piètre combattant face a Sophia. L'homme en face tenta de le fendre de haut en bas mais il para avec le manche de sa hache qui résista sans problème.
Le point faible des epées a deux mains, c'est ...
Le Lord en profita pour repousser de toutes ses forces le chevalier qui trébucha sous le poids de l'epée qui le déséquilibrait. Il s'étalait maintenant la, au sol, loin de son epée qui lui avait glisse des mains. Cellendhyl leva bien haut sa hache et fendit le crane du chevalier.
« -Le point faible des epées a deux mains, c'est leur poids. »
Cellendhyl entra dans la pièce gardé par le chevalier. Leprin était la, recroquevillé contre un mur, près de la fenêtre d'où il avait tiré. Apeuré, il laissa échapper un carreau qui vint se ficher dans l'épaule de Cell'.
« - De ... Démon ! »
Le Lord sentit la douleur sourdre dans son épaule. Il regarda son épaule, y vit un carreau qui avait traverse l'armure. Son regard passa de son épaule a Leprin et, du plus profond de son être, lui vint un cri de rage et de haine. L'homme qui avait tué sa mère, détruit son enfance, martyrise son peuple se trouvait la, devant lui. D'un pas presse, tenant fermement sa hache, il se dirigea vers Leprin.
Ce dernier était mort de peur. Ses yeux s'agrandirent et il se plaqua contre le mur. Il ne pouvait se retenir de regarder sa mort qui arrivait vers lui et de hurler « Démon !! Démon !!!! ». Il se plaqua contre le rebord de la fenêtre et, essaya de s'envoler afin d'échapper a son agresseur. Mais les hommes ne volent pas. Leprin alla s'écraser 25 mètres plus bas, par chance, sans blesser personne. Cellendhyl apparut a la fenêtre et, une fois encore hurla « Cortavar !!! » La bataille pour Faeris venait de s'achever.

*


Durant le mois suivant, Cellendhyl et Eremis eurent fort a faire. Il leur fallut rétablir un semblant de commerce, réorganiser la région ... Finalement, ils s'en sortirent plutôt bien. La région, d'ici peu, retrouverait son éclat d'antan ... Cell' ne vit pas Gwendir durant toute cette période et, a vrai dire, il ne s'inquiétait pas. Sans doute était il dans quelques tavernes a draguer une fille ou deux. Cellendhyl parla aussi a Eremis du royaume du nord et des avantages que tirerait la région a accepter le protectorat. Malgré quelques réticences, il finit par accepter l'idée.
Finalement, au bout d'un mois, Cell' décida qu'il était temps de repartir et ce, afin de siéger au conseil et de s'occuper de l'armée du royaume du nord. Eremis devrait pouvoir s'occuper de la région sans aucun problème. Il se montrait en effet plus compétent que n'importe qui. Cependant, avant de partir, il le fit convoquer dans la Grand'Salle qui avait été renove. Il arriva dans la salle et fut étonné de voir que Cell' portait l'armure qui avait été réparé et que la salle etait remplie des petites gens comme des bourgeois de la ville.
« -Eremis ... Approchez ...
Il s'exécuta, interloque.
-Un genou a terre ... bien ... En tant que Lord de Cortavar, Seigneur de la Foret, je vous nomme Ser Eremis.
Ce dernier manqua suffoquer.
-Pour vos loyaux services envers le peuple de Cortavar, le royaume de Cortavar, vous remercie de tout son coeur. De plus, Ser Eremis, je vous nomme Gouverneur de Faeris durant mon absence ... »
Des vivats fusèrent alors qu'Eremis, sous le choc arrivait a peine a se relever.
« - Lord de Cortavar, je vous suis infiniment reconnaissant et je vous jure fidélité sur tout ce qui m'est de plus sacre, parvint enfin a articuler Ser Eremis.
Du fait de sa bâtardise, il n'avait jamais été juge digne d'être nomme Chevalier et ce, malgré ses nombreuses qualités.
-On ne juge pas un homme sur son nom, son titre ou ses paroles mais sur ses actes. »

Le lendemain, Cellendhyl partit a l'aube, montant un cheval d'un noir de jais et portant son armure afin que chacun le reconnut comme Lord de Cortavar. Ne voyant Gwendir, a qui il avait pourtant fait envoyé un message, il s'inquiéta mais l'apperçut finalement aux portes de la ville. Son visage était ferme, contrairement a ses habitudes. Ils cheminèrent ensemble sans dire un mot jusqu'à ce qu'ils entrent dans la foret. Là, Cell' fit bifurquer son cheval et s'éloigna, seul ... Il arriva bientôt près d'une tombe fraîchement creuse sous un grand chêne. Il démonta et prit quelques fleurs dans la sacoche attache a sa selle.
« -Je ne te connaissais pas beaucoup Sophia, mais j'imagine que cet endroit t'aurait plu ... Repose en paix ... »
Il rejoignit ensuite Gwendir qui se mordait la lèvre inférieur, comme ronge par le remord.
« -Cell' ... Je suis désolé. Si seulement je m'était pas fait prendre, tu aurait eu la potion a ce moment la et ...
-Suffit ! Pas la peine de revenir sur des événements passes ... C'est pour cela que tu t'est cache durant tout ce mois ?
-J'ai été minable sur cette mission ...
-Assez pour que j'en parle a Ser Lannister. J'ai besoin d'un homme a mon service. Crois-tu qu'il daignera se séparer de toi ?
-... »
Gwendir se contenta de hausser les épaules.

Une semaine plus tard, les deux hommes arrivait a Winterfell ...
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Ellenthiel
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Ven 16 Mar - 0:16

Des cris de joie dans l'infirmerie, certains patients applaudissent, une femme vient juste de mettre un magnifique bébé au monde, après avoir montré aux petites nouvelles comment s'occuper d'un nouveau né, Ellen sort de l'infirmerie pour prendre un peu l'air, elle s'adosse contre le mur et regarde le ciel, le jeune papa sortit à son tour
Encore merci Dame... c'est... c'est un magnifique petit gars...
La jeune femme lui sourit
Pas de "Dame" Ellen suffira... et moi je n'ai fait que l'attraper à la sortie vous savez, vous devriez retourner avec votre femme, c'est avec elle qui faut être pas avec moi...
Elle lui donne un petit coup de pied aux fesses
Et plus vite que ça!!!
Elle lui sourit tandis qu'il rentrait, un sourire radieux aux lèvres, Ellen entendit des chevaux arriver, elle décida de rester un peu pour voir si elle connaissait les personnes qui arrivaient, elle vit deux hommes, l'un portait un blason étrange qu'elle n'avait jamais vu, mais la silhouette de cet étranger lui semblait familière, et elle le reconnu, Cellendhyl, elle ne put s'empêcher d'aller le voir, mais avant qu'ils ne puissent la voire, elle s'arrêta, un noeud se format dans son estomac, la dernière phrase prononcée par Cellen résonnait encore dans sa tête... Elle soupira et fit demi tour d'un air triste, le plus vite possible elle entra en trombe dans l'infirmerie et se mit a la fenêtre pour le regarder passer, elle soupira et se retourna, décidant que la pause avait assez durée...
Alors.... je me demande qui je vais soigner...
Un sourire sadique apparut sur ses lèvres
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Cellendhyl
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Ven 16 Mar - 0:38

Cellendhyl venait d'entrer dans la ligue en compagnie de Gwendir, tout les deux a cheval. La premiere chose a faire, c'etait aller voir le Regent. Pour cela, il lui faudrait passer devant l'infirmerie ... Durant une seconde, Cellendhyl se dit qu'il pourrait peut etre s'arreter dire bonjour a Dame Ellenthiel mais ... il ne valait mieux pas. Enfin ... il devait des excuses a Ellenthiel ...
Se defiler n'etait pas son genre ... Cellendhyl se dirigea vers l'infirmerie et demonta a proximite. Il entra dans l'infirmerie et appercut Ellenthiel. Il s'approcha d'elle d'un pas plus raides qu'il ne l'aurait voulu avant de s'incliner devant elle.
"-Dame Ellenthiel, je vous presente mes respects. J'espere ... que vous ne m'en voulez pas trop ... pour la derniere fois. Sachez que je vous fais mes plus plates excuses et qu'un tel incident ne se reproduira plus jamais."
Cellendhyl se redressa. Il avait l'air plus distant qu'a l'accoutume mais pas plus froid pour autant ... et dans ses yeux, il y avait une lueur de tristesse, comme si il avait vecu des moments difficiles ces temps ci.
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Ellenthiel
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Dim 18 Mar - 14:09

Ellen soupira et se mit à réfléchir intensément, dans son empressement, elle se met à le tutoyer
Attend moi deux minutes... je m'occupe de ce patient et j'arrive...
Elle soigne rapidement son patient et l'envoie voir ailleurs pour s'occuper de Cell
-Enlève ton armure et assied toi... tu as été blessé?
-Euh ... oui mais c'était il y a un mois ... il y a d'excellent médecin chez moi, tu sais ...
Ellen ne semble même pas relever la remarque et commence à aider Cell pour l'enlever
J'espère que mes potions ton servies... J'ai a peine eu le temps de préparer le tout...
Elle semble un peu triste, elle le force à s'asseoir sur la table d'auscultation, elle l'examine et ronchonne, elle prend un coton et nettoie la plaie qui est presque cicatrisée
Elle appuie légèrement et observe Cellendhyl, il semble ne pas trop souffrir, leur dernière conversation lui revient en tête, elle décide d'appuyer un peu plus fort sur la plaie mais se contient et se contente d'observer la plaie de près
Un carreau d'arbalète? vous avez eu de la chance... vos médecins ont l'air compétents...
Oui ... j'ai eu de la chance ... le tireur ne savait pas bien viser ...
Le visage de Cell se ferme, Ellen le remarque et essaye de changer de sujet, elle prend la tête de Cell dans ses mains et observe son front*
Notre dernière rencontre ne t'a pas laissée de marques...
Elle passe délicatement un doigt sur son front, et le regarde l'air satisfaite
Alors... si tu as mal a ton épaule, tu viens à l'infirmerie... Un carreau d'arbalète n'est pas soigné tant que la plaie n'est pas totalement cicatrisée...
Elle fronce les sourcils
Bon... tu peux te rhabiller... A moins que tu ai une autre blessure?
Il lui fait non de la tête
bon...
elle semble troublée et ne pas savoir comment réagir
tu peux y aller j'ai fini, tu diras à ton ami de passer aussi si jamais il a subit des blessures.. si tu veux revenir tu peux, si tu ne veux pas que je m'occupe de toi il y a beaucoup d'autres infirmières, alors c'est toi qui voit...
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Dim 18 Mar - 14:32

Cell reste la regarder quelques secondes avant d'enfiler son armure et de sortir ... Il lui fallait surement du temps.
"-On y va Gwendir ..."
Ils reprirent le chemin du palais.
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Cellendhyl
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   Jeu 22 Mar - 16:25

Cellendhyl regarda autour de lui. Visiblement les lieux avait peu changes ... mais ca ne faisait que deux mois qu'il etait parti meme si, pour lui, cela semblait etre des années.
Il remarqua quelques nouvelles tetes mais ne s'attarda pas. Il aurait tout le temps de faire leur connaissance plus tard ...

[HRP: ceux qui le desirent peuvent poster Surprised ]
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MessageSujet: Re: Le Voyage de Cellendhyl   

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Le Voyage de Cellendhyl
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